Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 07:08

texte intégral (pdf, 142 pages)

Vous trouverez ci-dessus, en pdf, un essai de 142 pages, traitant de la notion d'éternel retour au sens métaphysique, à travers une série d'articles.

Ci-dessous, vous trouverez l'avant-propos de cet essai, suivi du sommaire et de la bibliographie, puis des liens vers des essais complémentaires (versions cosmologique et érotique-éthique de l'éternel retour).

Avant-propos

En octobre 2008, à Paris, en pleine phase euphorique nerveuse, j'eus une intuition étrange : l'éternel retour du même (de même que Nietzsche devait bien être quelque peu « nerveux », à Sils-Maria, lors de sa « découverte », en 1881). Une pensée apparemment sublime, ou affirmative, sembla « s'offrir » à moi, après de longues nuits de réflexion, d'errance poétique, et d'écriture.

Depuis 7 ans, je réfléchis à cette énigme insondable. Et aujourd'hui, après m'être intéressé quelque peu à la physique contemporaine, et surtout, après avoir déployé toutes les conséquences éthiques, psychologiques et théologiques de cette « réalité », j'ai acquis une relative « certitude » : nous pourrions bien revivre éternellement la même vie, nous pourrions bien l'avoir déjà vécue une infinité de fois, à l'identique, nous pourrions bien la revivre une infinité de fois, à l'identique. Je n'impose pas bien sûr cette certitude, et je l'ai gardée longtemps pour moi. Il y a là encore un fond de « croyance » qui se manifeste (ne serait-ce que parce que cette pensée mobilise l'idée de « métempsychose »). Néanmoins, ce que je constate au quotidien, c'est qu'une telle « découverte », même si elle se manifesta dans la douleur (je connus la marginalisation, et les pires dépressions), me rend aujourd'hui très heureux, auto-suffisant, relativement sage, et prêt à accueillir tout événement, comme il se doit.

Ce livre constitue, pour ainsi dire, un ensemble de perspectives ontologiques telles qu'elles découlent de la « révélation » intuitive d'un éternel retour à l'identique de tout ce qui est. Ce n'est pas là un système ; car l'éternel retour est comme la joie : il est le fait de picorer, sans jamais s'attarder, telle ou telle vérité enivrante, sans volonté de systématiser quoi que ce soit. C'est là un ensemble d'articles, qui ont tous un certain rapport, lointain ou proche, à la réalité de l'éternel retour.

Un seul article, au sens strict, est consacré à l'éternel retour : le premier. Mais il est suffisant en lui-même pour suggérer la réalité de ce dont je suis, personnellement, certain (des recherches plus approfondies, néanmoins, concernant la version « cosmologique » de l’éternel retour, recherches menées avec un chercheur en physique, seron développées dans un autre ouvrage).

Une pensée plus globale du tout physique s'ensuit : une certaine synchronicité, une certaine double causalité, est la possibilité du surgissement de coïncidences signifiantes qui viennent confirmer la vérité de l'éternel retour, comme un clin d'oeil. Je tente de « rationaliser » la synchronicité en question (car il s'agit bien de rendre exotérique l'ésotérique, et non d'édifier mon lecteur, la faculté intellectuelle étant seule capable de s'assurer d'une réalité indubitable). Par la suite, je tente de résoudre philosophiquement l'énigme posée par le chat de Schrödinger (Etre et percevoir) ; car il faut en passer par là pour décloisonner la temporalité que les physiciens ont fermée, et penser une stricte détermination qualitative entre toutes les choses. Puis, afin d'abaisser quelque peu les prétentions de la science, je montre que le désir d'exhaustivité qui meut le scientifique ne saurait être satisfait (La partie et le tout). Enfin, l'éternel retour est une pensée de l'unité de tout ce qui est : unifiant le physique, il peut unifier physique, biologique, historique et individu. Une tentative dans ce sens sera faite, assez poétique il faut le dire, pour clore une certaine métaphysique de la physique (Tout est un).

Une ontologie de l'éternel retour se doit d'être une phénoménologie : car c'est un vécu en première personne qui dévoile ce fait, la révélation de l'éternel retour étant peut-être la suite « logique » de la saisie authentique de l'angoisse telle que Heidegger l'appréhendait. Garantir la solidité de la phénoménologie, ce serait garantir la solidité d'une philosophie de l'éternel retour. Mais un auteur grandiose empêche aujourd'hui le passage à une phénoménologie lucide : Kant est cet auteur. Une critique de Kant à la manière de Heidegger, ou d’une phénoménologie de la vie plutôt, devra donc être entreprise. En outre, l'éternel retour est une pensée qui s'appréhende si et seulement si le solipsisme, c'est-à-dire l'idéalisme radical, est entièrement réfuté : car c'est en aimant autrui, dont on sait qu'il existe, que l'on peut accéder à la générosité qui consiste à poser l'éternel retour de sa vie. Il y a une seule manière adéquate de réfuter l'idéalisme radical : la manière kantienne est insatisfaisante. Or Kant est aujourd'hui une référence dans ce domaine, ce pourquoi, une fois encore, il obstrue la voie vers quelque « libération attendue ». Sur ce point donc il s'agira à nouveau de dépasser certains écueils du kantisme.

La question du soi est décisive pour entrer dans la pensée de l'éternel retour : c'est dans la mesure où je suis moi-même à moi-même, c'est dans la mesure où je m'appartiens pleinement, authentiquement, que je peux écouter cette voix qui me murmure constamment que l'éternel retour est une réalité vraie. Ma solitude ontologique devra être affrontée. Par ailleurs, pour éviter toute sortie hors de soi, soit tout oubli d'une parole originelle, il s'agira de déconstruire toute possibilité d'un dualisme âme/corps, et de tenter de dépasser l'opposition rêverie/discursivité. Ensuite, la plénitude de la conscience découle de là : de fait, il ne doit pas y avoir de non-conscience ; c'est sur cette base que je suis assez moi-même pour écouter ce que mon « soi » a à me dire. L'être en tant qu'être, tel qu'il dérive de ces précisions, pourra « être » interprété : il est soi multiple et dédoublé en tant que « un ». Pour ne pas sombrer dans l'extase, et dans le narcissisme, nous rappellerons, après ces articles consacrés à l'ipséité, un point de vue plus tragique sur la vie : malgré l'éternel retour, notre besoin de consolation, nécessairement, est impossible à rassasier (La perte, l'absence).

Nietzsche se contente de l'éternel retour, et se passe de transcendance. C'est qu'il n'est pas allé assez loin dans l'ordre des « révélations », et qu'il doutait peut-être encore de la réalité de l'éternel retour. Si l'on médite pendant plusieurs années, comme je l'ai fait moi-même, sur le caractère miraculeux et infiniment généreux, d'une réalité de l'éternel retour, on ne peut être que convaincu qu'une transcendance inextensive et enveloppante (« Dieu-e ») accompagne, de façon bienveillante, notre prise de conscience au sein de cette physicalité se répétant. C'est une forme d'agnosticisme qui prévaut d'abord. Puis la nécessité de Dieu-e, certes indémontrable, mais néanmoins certaine, apparaît. Tout ce que l'homme souhaite dès lors pourrait bien être toujours déjà... existant (sa vie éternelle, sa sacralité, sa joie, sa vertu).

Certains textes inspirés, écrits sur les bords de la folie, peuvent donc clore cet ouvrage.

Sommaire

I Physique et métaphysique

L'éternel retour

Synchronicité

Etre et percevoir

La partie et le tout

Tout est un

II Certaines failles de Kant

La ruse du chinois de Königsberg

Kant et Berkeley

III Le soi

La solitude ontologique

Tentative de déconstruction du dualisme âme/corps

Rêverie et discursivité

La conscience et la non-conscience

L'être temporel et l'être atemporel

La perte, l'absence

IV La question de Dieu

L'agnosticisme comme ouverture du sens

Sur quel mode dois-je affirmer la présence de Dieu ?

L'idée de Dieu en moi

Une difficulté posée par la réalité de l'éternel retour

V Pensées extatiques

La bipolarité, une maladie de notre temps

Images de pensée

Le soliloque du perroquet

Bibliographie

Philosophie

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

Nietzsche, Le gai savoir

Nietzsche, Fragments posthumes sur l’éternel retour

Nietzsche, Naissance de la tragédie

Deleuze, Nietzsche et la philosophie

Jung, Les racines de la conscience

Jung, Métamorphose de l’âme et ses symboles

Guillemant, Philippe, La route du temps

Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience

Bergson, L’évolution créatrice

Bergson, « L’âme et le corps », in : L’énergie spirituelle

Spinoza, Ethique

Heidegger, Qu’appelle-t-on penser ?

Heidegger, Etre et temps

Heidegger, Kant et le problème de la métaphysique

Arendt, La crise de la culture

Kafka, HE

Kant, Critique de la raison pure

Kant, Critique de la faculté de juger

Kant, Critique de la raison pratique

Hegel, Science de la logique

Pascal, Pensées

Berkeley, Principes de la connaissance humaine

Platon, Phèdre

Hume, Traité de la nature humaine

Sartre, L’être et le néant

Littérature

Stendhal, La Chartreuse de Parme

Léo Ferre, « Ne chantez pas la mort »

Liens vers des analyses complémentaires :

1) Ethique. La joie, le désir, la morale, la liberté.

 

"Compositions personnelles au piano. Musique et philosophie" 

- "Recherches cosmologiques, métaphysiques, et éthiques, sur l'éternel retour" 

"Une philosophie de l'amour (essai, 40 pages)"

- "Les amours au pluriel" 

 "Peut-on encore chanter l'amour ?" 

"Aimer son prochain, concrètement" 

- "Aimer dieu, concrètement" 

- "L'amour de la vie" 

- "La haine existe-t-elle ?" 

- "Comment aimer le plus profondément la vie ?" 

- "Celui qui se console en songeant aux arrière-mondes ne saura pas aimer" 

"Aimer l'autre, une infinité de fois" 

"Le regard ouvert" 

- "Le silence" 

"Le monde de la préoccupation" 

- "La félicité" 

"La séduction" 

 "Aimer le sexe de l'autre" 

-  "Vivre l'orgasme" 

"La première enfance" 

-  "Le dionysiaque" 

"L'amour est-il tragique ?" 

- "L'amitié" 

"Toute morale renvoie à une nature contemplée extatiquement" 

"Epicure : le plaisir est vertu" 

"L'éthique stoïcienne : se restreindre à ce qui dépend de soi" 

"Le tragique moral kantien" 

"Dépasser la morale" 

"Tout désir est joie" 

"Le désir ne doit pas être ma souffrance, mais ma chance" 

"La liberté est compatible avec un déterminisme strict" 

"Absurdité de la nostalgie amoureuse" 

"La compassion comme arme stratégique" 

"Désirer la mort" 

"La solitude ontologique" 

"Solipsisme" 

"Platon, Euthydème" 

2) Philosophie de l'esprit. Métaphysique, ontologie, théologie.

 

"L'angoisse chez Heidegger" 

"Synchronicité" 

- "La perte, l'absence" 

"Recherches cosmologiques, métaphysiques, et éthiques, sur l'éternel retour" 

- "Perspectives ontologiques (essai, 142 pages)" 

"La ruse du chinois de Königsberg" 

- "Etre et percevoir (Heidegger, Bergson, Spinoza)" 

- "Une folie (roman)" 

- "Tout est un"

- "L'angoisse chez Heidegger" 

"C'était demain. Lorsque la fin justifie l'origine. Science et religion." 

- "La solitude ontologique" 

- "Solipsisme" 

- "Tentative de déconstruction du dualisme âme/corps" 

- "La conscience et la non-conscience" 

- "L'être temporel et atemporel" 

"La partie et le tout" 

"Rêverie et discursivité" 

"Qu'est-ce qu'un concept ?" 

"Sur quel mode dois-je affirmer la présence de Dieu ?" 

"L'agnosticisme comme ouverture du sens" 

"L'idée de Dieu en moi" 

- "Images de pensée" 

Partager cet article

Repost 0
Published by ben

Présentation

  • : benoitbohybunel
  • benoitbohybunel
  • : philosophie
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens