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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 20:34

Synthèse

Chanson directrice

Propositions : les 5 émissions et les 2 conférences-débats ci-dessous, auxquelles j'ai été invité, développent déjà cette démarche de démontage des vedettes de la "critique", ou fonctionnaires de la pensée, cités plus haut. Les 5 liens leur succédant clarifient le sens des deux dernières émissions (critique dialectique des Lumières et critique de l'antisémitisme germanique dont hérite l'extrême droite aujourd'hui).

Premier moment : ces cinq premiers articles décrivent de façon critique la philosophie spectaculaire postmoderne, ou quelques-uns de ses symptômes révélateurs.

"Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l’unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l’image autonomisé, où le mensonger s’est menti à lui-même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant."

Debord, La SS, I, 2

Deuxième moment : les sept prochains articles dévoilent les impostures désolantes, et altercapitalistes, de la pseudo-critique spectaculaire qui prend des airs indignés.

Les deux derniers illustrent l'hébétude des penseurs-vedettes dits "de gauche", en exposant leurs échos "politiciens".

 

"Le spectacle se présente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d’unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l’unification qu’il accomplit n’est rien d’autre qu’un langage officiel de la séparation généralisée."

Debord, La SS, I, 3 

Troisième moment : les quatre articles qui suivent critiquent radicalement le "naturalisme", tendanciellement patriarcal, pétainiste dans le pire des cas. Il est associé aussi souvent à une critique de la technique, ou à quelque "écologie" hébétée.

 

"Le concept de spectacle unifie et explique une grande diversité de phénomènes apparents. Leurs diversités et contrastes sont les apparences de cette apparence organisée socialement, qui doit être elle-même reconnue dans sa vérité générale. Considéré selon ses propres termes, le spectacle est l’affirmation de l’apparence et l’affirmation de toute vie humaine, c’est-à-dire sociale, comme simple apparence. Mais la critique qui atteint la vérité du spectacle le découvre comme la négation visible de la vie ; comme une négation de la vie qui est devenue visible." 

 

Debord, La SS, I, 10

Quatrième moment : les quatre articles qui suivent dénoncent des pseudo-critiques du spectacle, qui paraissent ambitieuses, mais qui produisent confusions et conservations du désastre. Et proposent des voies peut-être plus porteuses ou radicales.

 

"Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. Le spectacle, comme tendance à faire voir par différentes médiations spécialisées le monde qui n’est plus directement saisissable, trouve normalement dans la vue le sens humain privilégié qui fut à d’autres époques le toucher ; le sens le plus abstrait, et le plus mystifiable, correspond à l’abstraction généralisée de la société actuelle. Mais le spectacle n’est pas identifiable au simple regard, même combiné à l’écoute. Il est ce qui échappe à l’activité des hommes, à la reconsidération et à la correction de leur œuvre. Il est le contraire du dialogue. Partout où il y a représentation indépendante, le spectacle se reconstitue."

Debord, La SS, I, 18 

Cinquième moment : Les six articles suivants critiquent radicalement certaines pensées fascisantes, ou proto-fascisantes du moment. Et tentent de proposer des voies de sorties.

 

"C’est la plus vieille spécialisation sociale, la spécialisation du pouvoir, qui est à la racine du spectacle. Le spectacle est ainsi une activité spécialisée qui parle pour l’ensemble des autres. C’est la représentation diplomatique de la société hiérarchique devant elle-même, où toute autre parole est bannie. Le plus moderne y est aussi le plus archaïque." 

 

Debord, La SS, I, 23

Sixième moment : ces sept articles qui suivent reviennent sur des théories critiques insuffisantes, et opposent des perspectives moins dissociées.

 

"Ce développement qui exclut le qualitatif est lui-même soumis, en tant que développement, au passage qualitatif : le spectacle signifie qu’il a franchi le seuil de sa propre abondance ; ceci n’est encore vrai localement que sur quelques points, mais déjà vrai à l’échelle universelle qui est la référence originelle de la marchandise, référence que son mouvement pratique, rassemblant la Terre comme marché mondial, a vérifiée."

Debord, La SS, 39

Ouvertures critiques

Deuxième séquence : écrits analytiques et systématiques, qui dévoilent une intention d'ensemble :

 

Compléments

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